
Un château clé aux confins du Jura
Le château de Saint-Cergue fut érigé à la fin du XIIIᵉ siècle, vers 1299, à l’initiative de l’abbaye de Abbaye de Saint‑Oyen (aujourd’hui à Saint-Claude) et du seigneur de Guigues II de Thoire‑Villars, afin d’assurer la protection du passage stratégique du col de la Givrine. (st-cergue.ch)
Sa fonction militaire et stratégique était essentielle : il contrôlait une route de transit entre les plateaux jurassiens et la plaine lémanique.
Une lutte de pouvoir et la chute du château
Le château changea de mains plusieurs fois : en 1412, la maison de Savoie s’en empara brièvement, avant de restituer le lieu. (st-cergue.ch)
Finalement, il fut détruit durant les guerres de Bourgogne au XVe siècle ; les troupes confédérées suisses mirent un terme à sa vie militaire et à son rôle de forteresse. (st-cergue.ch)
Le site aujourd’hui : vestiges et mémoire
Aujourd’hui, peu de traces subsistent du château. Le lieu est signalé par la « Ballade à Béatrix », un sentier de découverte d’environ 1 ,3 km, jalonné de panneaux retraçant les derniers épisodes de l’histoire du château, offrant en même temps un magnifique panorama sur le lac Léman et les Alpes. (La Côte Tourisme)
La « Place du Vieux-Château » à Saint-Cergue reste un lieu d’interprétation et de contemplation, où nature et mémoire se rencontrent. (La Côte Tourisme)
Pourquoi ce château mérite-t-il d’être (re)découvert ?
- Témoin d’une frontière historique : le château incarnait la frontière entre les possessions de l’abbaye, les ambitions savoyardes et les dynamiques bourguignonnes.
- Une ruine au cœur de la nature : perché en hauteur du Jura vaudois, le site offre un panorama exceptionnel tout en portant les marques silencieuses du passé.
- Invitation à la réflexion : dans sa disparition même, le château nous rappelle la fragilité des puissances, la force de la nature et l’importance de la mémoire locale.